La communauté évangélique de Nessonvaux est fille de celle de la rue Lambert-le-Bègue à Liège.

Cette dernière naît à la suite du travail de colportage d'un agent de la Société Biblique. Le pasteur Ferdinand Girod y est nommé en 1838.

Pendant ce temps, deux colporteurs parcourent la province. (Richard et Dubuisson). F. Girod peut dire alors que: "De Liège à Verviers, en suivant la ligne du chemin de fer, il ne se trouvait peut-être pas un village où il n'y eût pas de disciple de l'Evangile".

Le mouvement est surtout remarquable à Nessonvaux où plusieurs personnes insistent auprès du pasteur Girod pour qu'il vienne prêcher. Deux personnes jouent un rôle important dans le développement de la communauté, il s'agit de Mathieu Hardy et de F.F.N. Winand. Une demande pressante est adressée à deux sociétés bibliques pour qu'elles désignent un pasteur à résidence à Nessonvaux, Ferdinand Girod n'y venant que deux fois par mois. Entre-temps, est décidée la fondation d'une église à Nessonvaux. La première page du registre des procès-verbaux du Consistoire mentionne, en date du 21 septembre 1846, la "formation d'un consistoire de cinq membres". Le pasteur Hector Cornet entre en fonction à la fin de cette même année.

A ce moment, la communauté occupe un premier, puis un second local loué. Devant les difficultés et les pressions qui s'exercent de la part de certains habitants et des curés de la région, le consistoire décide d'acquérir un immeuble. C'est ainsi que, pour 9000 francs, est achetée la propriété Halleux (la "base" du bâtiment actuel). Le jour de Noël 1856, la communauté inaugure son troisième lieu de culte. Après les périodes de luttes, de difficultés, de vexations, la petite communauté évangélique de Nessonvaux connaît heureusement une ère d'activité et d'expansion extraordinaires.

En 1848: création d'une école protestante pour instruire les enfants protestants que rejette l'école du village à l'instigation du clergé.

En 1901: construction de la grande salle pour les nombreuses activités (théâtre, concerts,...). Cette salle devient bientôt le lieu habituel du culte car la chapelle est devenue insuffisante.

En 1905: construction d'une imprimerie sur l'emplacement de la maison Charlier.

Malheureusement, cette période prestigieuse est suivie d'un déclin progressif de la communauté. Nessonvaux vivait en ordre principal de l'industrie. Après la guerre 1914-18, l'introduction de machines-outils amène une réduction de main-d'oeuvre et bien des familles doivent quitter la localité.

L'église de Nessonvaux se dépeuple au bénéfice d'autres communautés, telles Liège et Herstal.

En même temps, de pénibles conflits attristent la fin du long ministère du pasteur Henri Borel (1891-1927). Les différents pasteurs qui lui succèdent ne parviennent pas à redresser la situation malgré leurs soins et la fidélité d'un noyau dont les rangs s'éclaircissent avec les années sans que de jeunes générations assurent la relève.

Depuis les années 90, une nouvelle chapelle a été amménagée afin de préserver la vie de la paroisse au regard du développement du Centre.

Fin juillet 2009, les quelques fidèles encore présents ont décidé de mettre fin aux activités de leur communauté.