Histoire

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L’origine du Centre

Dès la fin du 18e siècle, un mouvement d’évangélisation s’est amorcé dans quelques communautés protestantes dont l’origine remonte à la Réforme du 16e siècle. 
Celles-ci ont survécu à l’inquisition et aux multiples vexations; ce sont Maria Hoorebeke, Dour, Hodimont-Verviers.

Pendant près de 300 ans, de nombreuses familles se souviennent, sans toujours pouvoir le manifester, que quelques-uns de leurs aïeux ont aimé l’Evangile, lutté et souffert pour lui. Ce petit noyau donne naissance à l’Eglise Protestante de Belgique, actuellement une des trois composantes à la base de l’Eglise Protestante Unie de Belgique.

Dès son arrivée en Belgique en 1832, Sigismond Scheler, docteur en sciences et bibliothécaire de S.M. Léopold Ier, se propose de répandre la connaissance des Saintes Ecritures dans le pays. Sous son impulsion, une société bliblique se constitue à Bruxelles en 1834, pour la diffusion de la littérature évangélique.

Un an plus tard, la Société Biblique Britannique et Etrangère envoie dans notre capitale un des agents en la personne de W.P. Tiddy. 
En novembre 1837, le Comité de la « Société Evangélique Belge » est créé. Dix ans après la fondation de cette société, onze églises voient le jour 
dans le Brabant, le Borinage, la région de Charleroi et dans la province de Liège.

En 1849, on assiste à la création d’une véritable église synodale avec sa constitution et son règlement organique. « L’Eglise Chrétienne Missionnaire Belge » est née. 

En 1969, elle prendra le nom « d’Eglise Réformée de Belgique » et, en 1979, elle sera aussi l’une des trois partenaires qui donneront naissance à l’Eglise Protestante Unie de Belgique.

La communauté de Nessonvaux

La communauté évangélique de Nessonvaux est fille de celle de la rue Lambert-le-Bègue à Liège.

Cette dernière naît à la suite du travail de colportage d’un agent de la Société Biblique. Le pasteur Ferdinand Girod y est nommé en 1838.

Pendant ce temps, deux colporteurs parcourent la province. (Richard et Dubuisson). F. Girod peut dire alors que: « De Liège à Verviers, en suivant la ligne du chemin de fer, il ne se trouvait peut-être pas un village où il n’y eût pas de disciple de l’Evangile ».

Le mouvement est surtout remarquable à Nessonvaux où plusieurs personnes insistent auprès du pasteur Girod pour qu’il vienne prêcher. Deux personnes jouent un rôle important dans le développement de la communauté, il s’agit de Mathieu Hardy et de F.F.N. Winand. Une demande pressante est adressée à deux sociétés bibliques pour qu’elles désignent un pasteur à résidence à Nessonvaux, Ferdinand Girod n’y venant que deux fois par mois. Entre-temps, est décidée la fondation d’une église à Nessonvaux. La première page du registre des procès-verbaux du Consistoire mentionne, en date du 21 septembre 1846, la « formation d’un consistoire de cinq membres ». Le pasteur Hector Cornet entre en fonction à la fin de cette même année.

A ce moment, la communauté occupe un premier, puis un second local loué. Devant les difficultés et les pressions qui s’exercent de la part de certains habitants et des curés de la région, le consistoire décide d’acquérir un immeuble. C’est ainsi que, pour 9000 francs, est achetée la propriété Halleux (la « base » du bâtiment actuel). Le jour de Noël 1856, la communauté inaugure son troisième lieu de culte. Après les périodes de luttes, de difficultés, de vexations, la petite communauté évangélique de Nessonvaux connaît heureusement une ère d’activité et d’expansion extraordinaires.

En 1848: création d’une école protestante pour instruire les enfants protestants que rejette l’école du village à l’instigation du clergé.

En 1901: construction de la grande salle pour les nombreuses activités (théâtre, concerts,…). Cette salle devient bientôt le lieu habituel du culte car la chapelle est devenue insuffisante.

En 1905: construction d’une imprimerie sur l’emplacement de la maison Charlier.

Malheureusement, cette période prestigieuse est suivie d’un déclin progressif de la communauté. Nessonvaux vivait en ordre principal de l’industrie. Après la guerre 1914-18, l’introduction de machines-outils amène une réduction de main-d’oeuvre et bien des familles doivent quitter la localité.

L’église de Nessonvaux se dépeuple au bénéfice d’autres communautés, telles Liège et Herstal.

En même temps, de pénibles conflits attristent la fin du long ministère du pasteur Henri Borel (1891-1927). Les différents pasteurs qui lui succèdent ne parviennent pas à redresser la situation malgré leurs soins et la fidélité d’un noyau dont les rangs s’éclaircissent avec les années sans que de jeunes générations assurent la relève.

Depuis les années 90, une nouvelle chapelle a été amménagée afin de préserver la vie de la paroisse au regard du développement du Centre.

Fin juillet 2009, les quelques fidèles encore présents ont décidé de mettre fin aux activités de leur communauté.

L’époque du changement

Dans les années 1950, l’imprimerie cesse ses activités et les locaux sont utilisés comme lieu d’hébergement par les jeunes des paroisses protestantes.

A la fin des années 60, le conseil synodal de l’Eglise Réformée décide d’affecter une grande partie des locaux de la paroisse de Nessonvaux à un « Centre de jeunesse ». Claude Hontoir est chargé de conduire la communauté et, par ailleurs, d’animer ce Centre.

En été 1971, a lieu le premier camp d’été pour enfants. D’autres week-ends et animations sont organisés. Le Centre Protestant de Nessonvaux est né.

C’est de 1972 et 1973 que datent les premières transformations de la maison de jeunes (chambres aux étages) et du sous-sol de la grande salle (deux dortoirs avec sanitaires et chauffage central).

Dès l’été 1978, Jean-Marie Thomas assure la gestion du Centre tout en poursuivant ses études à la Faculté de Théologie protestante de Bruxelles. La paroisse est désormais desservie par le pasteur de Verviers-Laoureux. 

L’action de Claude Hontoir est poursuivie et amplifiée. Les activités de la paroisse décroissant, celle-ci accorde au Centre la jouissance de locaux supplémentaires. Des aménagements ponctuels se poursuivent. C’est aussi l’époque de la création d’animations pour les enfants du village et les premiers essais d’une école de devoirs.

En 1980, débutent les contacts avec le ministère de la Communauté française. Au 1er juillet 1981, le Centre est reconnu comme Centre de Rencontre et d’Hébergement; il se structure en association sans but lucratif le 17 décembre 1981. Le Centre Protestant de Nessonvaux, Carrefour de jeunes est né.

Jean-Marie Thomas quittera Nessonvaux en été 1982. Le comité de gestion assurera la relève et, dès juin 1983, Pierre Lieutenant sera engagé par l’asbl comme animateur-gestionnaire. La paroisse est alors desservie par le pasteur Jean De Jonge qui a en charge principale la paroisse de Verviers-Laoureux.

L’esprit des transformations 

Dès le printemps 1983, plusieurs éléments ont constitué le point de départ d’un cheminement qui a abouti à la rénovation des bâtiments. 

L’ancien temple était « le centre » du Centre. C’est sur base de cet élément primordial que nous avons réfléchi à la structure future des bâtiments. Ce lieu nous a permis de créer une zone d’accueil (inexistante auparavant) avec des bureaux pour le personnel. 

Cet accueil permet d’accéder à toutes les parties du bâtiment. A gauche, les différents ateliers, la chapelle, à l’arrière, la salle Henri Borel, et, à droite, la « maison des jeunes ». D’autre part, cette zone centrale a donné naissance à un lieu de convivialité et de rencontre naturel. C’est le cœur du Centre.

Nous avons souhaité réaliser des locaux fonctionnels et agréables. Notre attention s’est attachée au mobilier, à sa disposition, à la lumière et à la capacité d’accueil des locaux. Les couleurs choisies contribuent à donner une note de gaieté tout en gardant une fonction définie au travers des bâtiments (jaune: zone de repas; rouge: cuisines; gris-bleu: zones de sommeil; bleu roi: zones sanitaires et toilettes; vert-pomme: zones ateliers). 

Enfin, nous avons conservé certaines traces du passé. Vous observerez donc ici une pierre de taille, un ancien carrelage, là un vieux plancher, … les bâtiments garderont ainsi le souvenir présent de leur histoire. 

Les travaux ont été confiés à l’architecte André Paulus de Tilff. La coordination du chantier a été « l’affaire » d’André Paulus, de Pierre Lieutenant et de Ferdinand Dehousse. 

Les travaux de rénovation se sont achevés au début de l’année 1994.

Depuis, le CA veille à maintenir en parfait état et à moderniser les locaux et l’équipement.

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